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Dossier : bilan énergétique de la maison (1/4)

Isolation et inertie thermique

1ère partie: et inertie thermique

Diviser par deux ou par trois la consommation énergétique des bâtiments : tel est l’un des objectifs fixés par le Grenelle de l’environnement.

Pour y parvenir, il faudra combiner plusieurs technologies existantes ou en développement.

Isolants bio-sourcés, chauffe eau solaire, lampes basse consommation, double ou triple vitrage : les matériaux et techniques modernes de vont diviser par deux la consommation énergétique des bâtiments neufs.

Celle-ci, en effet, ne devra pas dépasser 50 kWh/m² en 2012, selon les objectifs fixés par le Grenelle de l’environnement. Dans l’ancien, le problème est beaucoup plus complexe. La consommation moyenne des bâtiments atteints 240 kWh/m². Pour la diviser par trois – autre objectif affiché par le grenelle-, il faudra utiliser toutes les ressources de la technologie. Revue de détail de l’arsenal « anti-gaspi » du futur.

1-Isolation et inertie thermique

Il n’existe pas dans la nature de meilleur isolant thermique que le vide : c’est dire l’efficacité des panneaux isolants sous vide () apparus depuis peu sur le marché. Ces panneaux, dont l’apparence évoque celle d’un paquet de café sous vide, sont fabriqués à partir de composite de silice nanostructuré, formant d’innombrables cavités, enveloppé dans un film étanche, dont l’air a été retiré.

Un centimètre de ce matériau présente le même pouvoir d’isolation que 6 centimètres de polystyrène. Les PIV conviennent particulièrement bien à l’isolation des bâtiments anciens, pour lesquels l’emploi d’autres isolants – comme la laine de verre ou le polystyrène- ferait perdre trop de place. Encore chers, ils doivent cependant être perfectionnés : impossible, par exemple, d’y planter un clou sans leur faire perdre leurs propriétés isolantes.

Un autre moyen de réguler la température d’une habitation est d’améliorer l’inertie thermique des murs au moyen d’un matériau a changement de phase (). Ceux -ci ont la propriété, au-delà d’une certaine température, de se liquéfier en absorbant les calories de l’atmosphère ambiante, pour les restituer lorsque la température baisse.

C’est, par exemple, le cas de l’eau qui se transforme en glace en dessous de 0°C. Pour l’isolation de la maison, on utilisera des MCP dont la température de fusion se situe entre 19 et 27°C (comme la paraffine ou divers acides gras). Encapsulés dans une cloison sous forme de micro bulles, ils réduisent de plusieurs degrés l’amplitude des variations de température de la pièce.

Retrouvez la semaine prochaine la deuxième partie de notre dossier : L’amélioration du rendement des systèmes de chauffage.

Sources: Les Echos mercredi 18 juin 2008
Dossier nouvelles technologies et environnement